vendredi 15 octobre 2010

Les Québécois changent leurs comportements avant d'investir !

Au printemps dernier, l'Autorité des marchés financiers faisait le bilan des retombées de sa vaste campagne de sensibilisation "Avant d'investir, investiguez!".
L'Autorité dévoilait alors les résultats d'un sondage indiquant notamment une notoriété accrue des services d'asistance qu'elle offre aux consommateurs; ainsi qu'un accroissement marqué du nombre d'appels au Centre d'information.
L'impact de cette campagne a été sans aucun doute accru pour au moins deux raisons.  La première réside dans le fait que l'Autorité a misé sur le concret et le populaire.  L'implication d'un porte-parole bien connu qui parlait de sa propre mésaventure a grandement contribué à saisir l'attention des consommateurs.  La deuxième raison est à mon avis reliée au rapprochement de la campagne avec des cas très médiatisés de fraude financière.  La rapidité de réaction et le choix d'investir dans une campagne télé constituent deux facteurs qui ont ont imprégné de nouveaux réflexes de prévoyance chez un bon nombre de consommateurs.
Mon optimisme actuel n'est pas exclusivement lié à mon rattachement à l'Autorité.  Cette semaine, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières ont dévoilé les résultats d'un autre sondage, pan canadien cette fois.  Quelques données sont dignes de mentions et sont à l'avantage des Québécois, bien que beaucoup de travail reste à faire.

Quelques résultats :
Si un collègue, un parent ou un ami leur offrait une opportunité de placement alléchante avec de hauts rendements, les Québécois seraient les plus nombreux à ne pas investir dans un placement dont ils entendraient parler de cette façon (36 % au Québec contre 26 % au Canada).  Cette réaction rassure puisque trop souvent, les cas de fraude sont présentés aux investisseurs par des proches, eux-mêmes éventuelles victimes.
Un autre résultat témoigne de la prudence des Québécois par rapport aux Canadiens.  Lors de leur plus récent investissement, 36 % (contre 31% pour les Canadiens) des Québécois ont personnellement fait des recherches sur la personne ou la firme avec qui ils étaient en contact.  Le résultat obtenu au Québec est le plus élevé au pays.
Du travail reste encotre à faire toutefois. À la même question, 18 % des Québécois n'ont fait aucune forme d'investigation, contre 14 % au Canada. C'est donc Québec qu'on retrouve le plus fort pourcentage d'investisseurs ayant investigué avant d'investir... et le plus fort pourcentage d'investisseurs n'ayant pas investigué.

De façon globale, on peut conclure que les Québécois changent leurs comportements avant d'investir. On peut prétendre que c'est le résultat des fraudes médiatisées, ou encore le fruit des efforts de sensibilisation de masse... je crois personnellement que c'est le résultat des deux facteurs, mais je crois encore plus qu'il faut poursuivre les efforts de sensibilisation comme on le fait pour le tabagisme et l'limentation.

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